Le 1er juillet, Françoise Baud, maire de Valenton, participait à la manifestation organisée devant la préfecture du Val-de-Marne par le collectif pluraliste pour la défense du centre de triage de Villeneuve-Saint-Georges. En jeu : l’avenir du transport ferroviaire de marchandises qui est en train d’être sacrifié par le gouvernement et la direction de la SNCF. Aux côtés du maire de Valenton, Marc Thiberville, notre conseiller général, Sylvie Altman, maire de Villeneuve-Saint-Georges, Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi, et vice-président du STIF, Christian Favier, président du Conseil général, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Didier Le Reste, secrétaire national du syndicat CGT des cheminots.
Avec l’arrivée des beaux jours (pourvu que ça dure), la météo se réchauffe et l’ambiance aussi ! A plusieurs reprises en quelques jours, vous avez été des centaines à vous mobiliser pour défendre vos services publics, votre ville, votre vie. Il y a de l’orage dans l’air, et les vacances n’y feront rien : Valenton va rester vigilant jusqu’à la rentrée.
Samedi 19, au pied levé, 130 ou 140 personnes répondant à mon appel se sont rassemblées devant le centre de Sécu que la CPAM a purement et simplement fermé ! La colère grondait : « Voilà comment ils traitent le service public ! Ce sont toujours les petits qui trinquent ! » Tous ensemble, nous avons voté une motion exigeant la réouverture du centre que nous irons porter au directeur départemental !
Jeudi 24, comme de très nombreux Valentonnais et deux millions de manifestants, j’ai défilé pour dire : pas touche à nos retraites ! Pendant que les banques s’en mettent plein les poches et que l’affaire Woerth-Bettencourt révèle les dessous scandaleux du gouvernement, il faudrait accepter des retraites tardives et des pensions de misère ? Un nouveau rendez-vous de lutte est déjà fixé au 7 septembre.
Le lendemain, la direction départementale de La Poste venait présenter les travaux de modernisation du bureau local. Très bien ! J’avais convié des usagers à venir entendre la bonne nouvelle, mais le projet en cachait un autre : la délocalisation des facteurs (et des boîtes postales) à Villeneuve-Saint-Georges. On connaît la musique : l’activité baissant à Valenton, un jour le bureau ouvrira en pointillé et finalement il fermera… Réponse unanime : pas question ! On ne lâchera pas !
Le samedi, gros rassemblement festif devant la mairie pour un «casse-croûte républicain» de défense des services publics et des libertés locales. Les réformes Sarkozy qui étranglent les villes et les départements, on n’en veut pas ! Pas plus que la fermeture du triage SNCF de Villeneuve (des centaines d’emplois en jeu !) contre laquelle nous nous sommes retrouvés en masse, le 1er juillet, devant la Préfecture.
Vigilance et résistance sont donc de mise. Je vous souhaite cependant de pouvoir prendre un peu de repos pendant les vacances, et de profiter du programme d’activités que nous avons mis sur pied à Valenton : il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Bon été et rendez-vous à la rentrée !
Françoise BAUD
Maire de Valenton
Comme à son habitude, la mairie a reçu les mères médaillées, au nombre de 14 cette année, et par la même occasion, les mères retraitées de Valenton. La réception ayant eu lieu le 3 juin, la mairie en a profité pour célébrer la Fête des mères. Les mamans ont reçu des bouquets de roses et d’orchidées.
Les Valentonnais qui totalisent 20 à 40 ans de travail salarié ont été reçus à l’Espace Roland-Roche, le 12 juin. Françoise Baud leur a rendu hommage et leur a offert la médaille de la Ville ainsi qu’une parure de stylo.
Le 70e anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle a été célébré,
le 18 juin, par la mairie, le Comité d’entente des Anciens combattants et l’Association nationale des familles de fusillés et massacrés de la Résistance. Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées devant la plaque commémorative de l’esplanade du Général-de-Gaulle.
Les centres de loisirs Jean-Lurçat, Paul-Eluard, Daniel-Féry, et Henri-Wallon ont invité les parents à prendre part à leur fête de fin d’année scolaire. Les enfants étaient fiers de présenter des spectacles, comme au centre de loisirs Daniel-Féry, le 23 juin, où les arts du cirque étaient à l’honneur. Après le spectacle, parents et enfants ont dégusté un goûter et ont pu s’amuser grâce aux jeux de la ludothèque.
Le 6 juin, le stade Auguste-Delaune accueillait un tournoi de foot à l’initiative de l’association Lut’s Foot Loisirs. Grâce à la vente de merguez et de boissons, 220€ ont été récoltés. Avec les 80€ également obtenus au Carnavalenton, l’association qui réfléchit déjà à d’autres initiatives pour la rentrée, souhaite consacrer cet argent à l’organisation d’un séjour au ski pour les jeunes de La Lutèce.
Le 25 juin, le Relais assistantes maternelles (Ram) réunissait les parents, les enfants et les assistantes maternelles autour d’un goûter. Tous ont fêté dans la bonne humeur l’approche des vacances d’été.
La réception des enseignants s’est tenue le 29 juin dernier. L’occasion pour Françoise Baud et Laurent Périchon, premier adjoint au maire, de saluer le départ en retraite de Jocelyne Vilatte, enseignante à Danièle-Casanova, Danièle Pons, enseignante à Paul-Eluard élémentaire et Sylvie Monteil, enseignante à Henri-Wallon élémentaire ainsi que celui des directeurs et directrice des écoles Henri-Wallon, Paul-Eluard élémentaire et Paul-Eluard maternelle
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Avec la suppression de la taxe professionnelle, la baisse des dotations de l’Etat, comment les municipalités vont-elles pouvoir maintenir les services municipaux et respecter le programme municipal ? Afin de limiter les dégâts, à Valenton, les élus se penchent déjà sur la préparation du budget 2011.
Les ressources fiscales de Valenton vont passer de 11 M€ en 2010 à 6,5 M€ en 2011 et celles de Saint-Mandé de 13,6 M€ à 16,6 M€.
Au gouvernement, c’est une règle à laquelle il ne faut absolument pas que nous nous habituions : Nicolas Sarkozy et l’UMP imposent des lois qui vont à rebours de ce dont notre pays a besoin pour relancer l’économie et endiguer la situation sociale de plus en plus dégradée de la population.
Dernière en date, la suppression de la taxe professionnelle. Celle-ci sera effective pour 2011 et aura des conséquences importantes sur les finances de notre commune puisqu’elle prive notre ville de 42 % de ses recettes fiscales qui seront dorénavant gelées dans une dotation.
«C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer la préparation du budget 2011, explique Françoise Baud, maire de Valenton. Nous sommes en effet devant une situation très grave. Comment maintenir les services rendus à notre population avec des moyens financiers en diminution ? Il est donc nécessaire de bâtir dès à présent un projet de budget.
Mais les réformes gouvernementales vont avoir un effet négatif sur plusieurs années, nous devons donc aussi travailler sur des perspectives budgétaires à long terme. Pour autant, nous ne baissons pas la voilure !
Notre objectif est de conduire le programme municipal sur lequel la population nous a élus. Notre volonté est de maintenir et de renforcer le service public, sa qualité et la satisfaction des besoins de la population. Près de quarante millions d’euros d’investissements sont prévus d’ici la fin du mandat et des équipements tels que le groupe scolaire Jean-Jaurès, le nouveau centre de loisirs et la réhabilitation du château Perissaguet dans le parc Jacques-Duclos ne peuvent être différés. Cette situation nous impose de trouver où et comment faire des économies.»
Au terme de plusieurs réunions entre le maire, les adjoints au maire et l’administration municipale, diverses suggestions ont été avancées. Martine Henry, directrice générale des services, en dresse l’inventaire. «Dans l’état actuel et en fonction des éléments connus, cette situation nécessiterait une augmentation importante de la fiscalité locale qui est dorénavant, suite aux décisions du gouvernement, essentiellement supportée par les familles valentonnaises. La fiscalité, précédemment supportée par les entreprises, baisse par contre considérablement.
L’augmentation se ferait en deux temps. Nous envisageons donc de réduire les dépenses de fonctionnement, d’abord en limitant la progression des charges de personnel, ensuite en cernant et en analysant mieux l’efficacité économique et sociale des différents services et activités que nous proposons aux Valentonnais.
Enfin, la Ville pourrait reconsidérer la planification de son programme pluriannuel d’investissement. Mais pour l’heure, nous n’en sommes qu’à l’étape de la réflexion sur l’ensemble de ces mesures.»
70% des investissements en France sont réalisés par les collectivités
Avec sa réforme des collectivités et la suppression de la taxe professionnelle, le gouvernement avait affiché sa volonté : obliger les communes, les Département et les Régions d’être les complices de sa détermination à réduire les dépenses publiques, le nombre de fonctionnaires et à offrir sur un plateau d’argent les services publics à l’appétit des groupes privés comme il l’a déjà fait pour EDF-GDF et La Poste.
Pour les y contraindre, il incite les collectivités à se «serrer la ceinture». Et pour que la capacité des collectivités à répondre aux besoins des populations se dégrade encore plus, il va même jusqu’à geler les dotations budgétaires aux collectivités pour 2011.
«C’est le monde à l’envers, précise Françoise Baud. Plus de 70% des investissements en France sont réalisés par les collectivités. Des centaines de milliers d’emplois, en particulier dans le bâtiment et les travaux publics, dépendent du niveau d’investissement dont disposent les collectivités. Ces réformes vont affecter principalement les villes, comme Valenton, qui comptent le plus grand nombre de logements sociaux et sont confrontées à des besoins sociaux croissants. D’autres villes, telles Neuilly, Saint-Maur ou bien encore Charenton vont par contre connaître un accroissement de leur budget.
Personne ne me fera croire que c’est le hasard ! L’objectif du gouvernement est d’asphyxier les villes populaires pace que c’est dans ces villes que se concentre le noyau dur de la résistance à sa politique. Notre ville n’est pas fautive de cette future situation budgétaire. Nous n’avons pas vécu au-dessus de nos moyens. Aussi, tout en réfléchissant dès maintenant au montage de notre budget 2011 et en choisissant d’en informer la population dès maintenant, nous ne renonçons pas pour autant à faire reculer ce gouvernement.
J’entends bien continuer à mobiliser la population mais aussi les agents municipaux pour poursuivre la lutte et défendre le service public. L’élaboration du budget municipal pour 2011, mais des années suivantes aussi, ne peut pas être que l’affaire des élus. C’est aussi celle des Valentonnais et des agents municipaux.»
Christian Leduey
Sports, culture, enfance et petite enfance, entretien des bâtiments, enseignement, santé, communication, jeunesse, aménagement, action sociale, environnement et propreté… Tous les services seront concernés par les conséquences financières de la suppression de la taxe professionnelle.
Alors, quels types de services ou d’activités et quels secteurs vont être concernés ? Les économies sont à trouver en mesurant bien l’impact sur les besoins des Valentonnais. Mais une fois de plus, le prochain budget de la Ville sera construit avec la population. Informations, explications, clarté et concertation seront les maîtres mots dans le cadre des rencontres qui seront organisées dès la rentrée.
Une partie de la perte financière produite pas la suppression de la taxe professionnelle (TP) qui prive la Ville de 42% de son levier fiscal (puisque c’est elle qui décidait des taux de cet impôt) s’accompagne de la mise en place d’une compensation : le Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR).
Problème : cette compensation risque de baisser chaque année de 5%. Une autre partie de cette taxe professionnelle est d’ailleurs remplacée par une Cotisation foncière des entreprises (CFE). Mais là encore, problème ! Si 1% d’augmentation du taux de la TP permettait à la Ville d’encaisser 75 000 €, 1 % d’augmentation de la CFE ne lui rapportera plus que 25 000 €. Les choses sont donc claires, la disparition de la taxe professionnelle réduit la marge de manœuvre des communes.
«L’argent n’a pas d’odeur, mais à partir d’un million il commence à se faire sentir.»
Tristan Bernard (1866-1947) Ecrivain et humoriste français
Depuis la Coupe du monde, on en est maintenant persuadé, le foot est fou de fric. Pour preuve, les salaires annuels de Henry, Ribéry et Gallas totalisent 38 millions d’euros ! Soit 3 millions de plus que le budget de la Ville qui est de 35 millions d’euros en 2010. Cela se passe de commentaires.
Les décisions prises par le gouvernement ont d’importantes conséquences sur le financement des aménagements nécessaires dans le quartier du Val-Pompadour. En effet, la Ville comptait sur la taxe professionnelle perçue sur les nouvelles entreprises qui se seraient implantées dans la zone d’activité de ce quartier pour financer les futurs équipements publics nécessités par l’arrivée de nouveaux habitants.
Outre un nouveau groupe scolaire de 15 classes, il est en effet prévu d’aménager dans ce quartier un centre de loisirs, un équipement sportif et un accueil petite enfance. L’entretien de ces locaux, mais également le fleurissement et le maintien de la propreté, nécessiteront du matériel et du personnel supplémentaire. C’est donc sans l’apport fiscal attendu que la Ville devra financer ces équipements, leur fonctionnement et les moyens humains complémentaires.
C’est la somme que le fisc a remboursée à Liliane Bettencourt, l’héritière de l'empire l'Oréal, en mars 2008, au titre du bouclier fiscal. Une telle opération nécessitait l'aval du ministre du Budget de l'époque, Eric Woerth. Actuellement ministre du Travail et pourfendeur de notre droit à la retraite à 60 ans, Eric Woerth, qui est aussi trésorier national de l'UMP, est soupçonné de conflit d'intérêts dans ce dossier. Liliane Bettencourt étant, elle, soupçonnée d'évasion fiscale.
Par ailleurs, depuis au moins quinze ans, Liliane Bettencourt n'a été l'objet ni d'un examen de situation fiscale personnelle ni d'une vérification de comptabilité susceptibles de viser par exemple la holding mise en place pour gérer sa fortune. Avec 20 milliards d’euros, Bettencourt détient la 1ère place dans le classement des plus grosses fortunes de France.
«Valenton n’est pas fautive de cette future situation budgétaire. Elle n’a pas vécu au-dessus de ses moyens.»
Les services publics locaux, auxquels s’attaque le gouvernement, constituent des boucliers sociaux particulièrement efficaces au moment où la crise du capitalisme bat son plein.